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       RIEN QUE DES  MOTS,

              DES MAUX ...

 

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"Personne ne mérite tes larmes, et celui qui les 
mérite ne te fera sûrement pas pleurer"

"Ce qui s'éloigne de toi, n'était pas bon pour toi"

« Quelque soit la voie que la liberté exige de vous,
elle prendra soin de vous
pourvu que vous continuiez à marcher… »
 
« Vivez votre propre VIE.
Là où vous êtes,
Avec ce que vous êtes
Avec qui vous êtes. »
 
« Tout ce qui n’est pas donné est perdu »  

Moi et moi émois

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Dimanche 1 avril 2007

Voilà ce que j’ai entendu ce midi (périodes électorales oblige)…cette pseudo « petite » phrase que je n’aime pas, et qu’on m’a lancée un jour à la figure…ou plutôt, devrais je dire, « par écran interposés »…et que j’avais classée dans une des cases de mon cerveau « à oublier »  

 

Cette phrase qui m’avait été balancée comme ça, de but en blanc, m’avait vraiment beaucoup blessée à l’époque…tout d’abord parce que je ne m’y attendais pas, mais surtout parce que j’avais compris (mais un peu tard) qu’on me prenait pour une idiote qui n’avait même pas été capable de voir qu’on se foutait d’elle…et qui croyait à toutes les belles choses qu’on lui disait…  

 

J’avoue que maintenant, je trouve cette phrase ridicule, qu’elle ne me touche plus autant, mais qu’à mes yeux elle devient pitoyable et que ce qu’elle sous entend rend les relations humaines indignes avec la personne qui est capable de se dégager de tout, en la prononçant sans honte…  

 

Je crois aussi que celui ou celle qui l’emploi devrait avoir honte, et se la fermer, plutôt que de s’auto proclamer lâche et indigne de confiance, tout haut en se pensant intelligent…  

 

Perso, je continue à être naïve, à croire à ce qu’on me dit avec délice et sans malice, à adorer écouter ce qu’on me promet et à aimer y croire… 

 

Mais je plains ceux qui jouent avec moi…ils ne récolteront que mon mépris et mon indifférence. 

Lundi 2 avril 2007

Journée passée à trier des bouquins empilés depuis un peu trop longtemps, et arrachage de feuilles, puis tri pour une utilisation précise : collages, cahier, articles intéressants à garder, et enfin : poubelle !!!  

 

Je suis tombée sur pas mal de trucs intéressants, dont un article sur le « développement personnel… »  

 

L’article explique que le DP permet de mieux réussir sa vie, et que maintenant, ce n’est plus seulement un phénomène de mode venu des USA il y a une 10zaine d’années, mais qu’il concerne la vie privée comme l’univers professionnel, et qu’il apparaît sous forme de stages, de slogans publicitaires ou je ne sais quoi d’autre…  

 

L’article embraye sur l’historique de ce principe, puis la raison du succès de cette méthode expliqué par un consultant en DP : 

«D’abord, le vide idéologique, dans lequel nous évoluons. A défaut de pouvoir changer le monde, on agit à l’échelle individuelle (…) Ensuite, la pression du système (chômage, précarité) sur les individus s’accroît : il les contraint à être à la hauteur des exigences qu’il impose (…) 

Le DP propose de s’armer, de s’aguerrir pour être plus fort dans ce contexte de compétition économique.

Enfin, malgré la crise, les besoins fondamentaux sont généralement assurés dans nos pays industrialisés. Du coup, il y a la disponibilité d’esprit pour cultiver notre âme, épanouir nos facultés. La résignation  n’est pas de mise et le fameux « droit au bonheur » est devenu prédominant. »  

 

Effectivement, on se rend compte dans la suite de l’article que nombre de stages apparaissent sur le marche, tels que « se libérer du jugement d’autrui », « développez vos facultés mentales » etc… 

 

On nous informe que 

- le DP est un ensemble de panoplies qui permettent de développer nos potentiels : de créativité, d’émotion, de mémoire, de leadership dans l’entreprise, de communication de bonheur etc… 

 

- qu’il peut permettre à certains de se trouver, tout court, et parfois de changer de métier, ou tout simplement d’évoluer, de progresser sur leur propre voie… 

 

Apparemment, le message du DP serait de « ne plus mener une vie en deçà de ses moyens, et, à l’inverse, de savourer une existence plus pleine, plus intense »… 

 

Pour résumer, voilà ce qu’il faut faire en 4 leçons… 

 

S’écouter : rester à l’écoute de ses propres « résonances », ce qui fait écho. Laisser parler et faire fructifier ce qui nous apporte une vraie satisfaction, un plaisir évident. A s’écouter plus souvent, on gagne forcément en cohérence et en bien être.  

 

Créer : développer sa créativité permet de s’exprimer, de se surprendre, d’explorer son « moi » à son rythme. Le loisir créatif, par exemple est un excellent moyen de développement personnel. 

 

Positiver : sans tomber dans l’angélisme le plus béat, envisager le bon côté de choses, éliminer les pensées négatives permet d’avancer. C’est également se donner plus de latitudes, multiplier les possibilités. 

 

Visualiser : cette technique, qui consiste, les yeux clos et la respiration profonde, à mettre en images, scénariser une situation, un objectif désiré ou un obstacle, permet également de repérer nos éventuels freins et blocages. 

 

Bon, tout cet article était bien intéressant… mais sur le côté étaient noté les principales méthodes, dont celle qui a retenu mon attention : l'analyse transactionnelle

 

En gros, « cette analyse définit « trois états du Moi » (enfant, parent, adulte, très bien expliqué si on clique sur le lien…) supposés cohabiter en bonne intelligence. Elle étudie à la fois l’articulation de ces trois états, et permet d’observer, sur cette base, la façon dont nous communiquons avec autrui. 

Ainsi quand 2 personnes se rencontrent, ce sont 6 personnes qui peuvent interférer !!! » (et c’est ça qui m’a interpellée…) 

 

Je suis allée lire un peu plus, je trouve ça hyper intéressant… 

 

Parce qu’effectivement, on ne sait jamais ce qu’à vécu l’autre, l’histoire plus ou moins bien (ou mal) vécue de chacun (à chaque étape de sa vie : enfant, parent, adulte), et le pourquoi de certaines réactions qui sont les conséquences de ce même vécu et que l’on peut déclencher sans le vouloir… 

Je « n’excuse » jamais quelqu’un par ce qu’il a vécu (c’est un peu dur, mais je me l’applique à moi-même, je ne mets jamais rien en avant de ce qui me touche ou me concerne, peu de gens me connaissent vraiment, et j’estime ne pas devoir mettre mon passé en avant pour quémander une « compréhension » de ce que je suis aujourd’hui…) 

 

Et pourtant, je me rends compte de l’importance que ça a dans mes relations de tous les jours avec les « autres »…et des conséquences que ça peut avoir… 

Mardi 3 avril 2007

J’avais décidé ce matin que le travail serait ma priorité, que je serais efficace et que j’allais foncer tête baissée dans le tourbillon des appels, des documents à traiter, des chèques à signer, des mails à envoyer, du Boss qui n’allait pas me lâcher, des scénarios à créer, des articles, des paies et des virements pour que la journée passe plus vite, et que je n’ai le temps de penser à rien…  

 

Tu parles, que dalle…  

 

Je me suis tenu à mes bonnes résolutions dès ce matin, rien ne pouvait me perturber, c’est décidé je serai « forte »…malgré tout… 

 

Et puis,  

 

- après avoir bien galéré sur un paramétrage de scénarios qui ne voulait pas se déclencher correctement et que j’ai fini quand même par avoir, mais sur lequel j’y ai passé toute ma matinée…  

 

- devant ll'attitude sans coeur de Boss qui m’a fait clôturer le mois de mars samedi soir, (j’ai fini à 20h, lui était déjà parti depuis 18h)… et qui me donne toujours pluss de boulot, en trouvant ça normal, avec son air de ne pas y toucher, comme si de rien n’était (et puisque j’y arrive encore, pourquoi se gêner ?) 

 

- au vue des nouveaux états préparatoires de paies, modifiés par Boss avant de les transmettre, je n’ai pas tenu le coup… 

 

J’ai constaté que le salaire d’un jeune qui est parmi nous depuis seulement 2 ans, qui n’avait aucune expérience puisqu’il sortait de l’école, avait augmenté de façon rétroactive sur mars, et ça m’a assez

1-surprise, 

2-étonnée, 

3-foutu les boules grâve… 

Mais après tout, qu’il fasse du chantage « au départ  et que ça marche, tant mieux pour lui, et tant pis pour moi !  

 

Par contre, j’ai eu tendance à comparer et à voir ma propre position… (ce qu’il ne faut jamais faire, je sais), et je me suis dis que j’avais un souci : je ne sais plus combien je « vaux »…  

 

Je suis perdue sur le sujet, et du coup, je n’arrive pas à me situer… je ne sais pas si je peux prétendre à un salaire plus élevé, ou si je devrais m’estimer heureuse et continuer de bosser en silence… 

Je sais qu’il y a toujours pire que soi, mais peut importe, ce n’est pas le sujet ici…

 

j’ai fait mes classes comme tout le monde, je me suis tapée des paies de merde, mais il n’empêche que je suis consciente de la masse de travail que j’abas, de la disponibilité dont je fais preuve, des responsabilités que j’ai, qu’on m’a données ou que j’ai prises, de mon indépendance et rigueur dans le boulot, de la confiance qu’ on m’octroie, tout en étant présente à chaque fois qu’on a besoin de moi… 

 

Disons que j’ai maintenant un autre statut et surtout plusieurs années d’expériences qui sont à mes yeux plus importantes que mes diplômes 

 

Je me dis aussi qu’au bout de 10 ans dans une boite, je constate que je suis toujours seule à gérer 1, puis 2, puis 3, puis 4, puis 5, puis 6 magasins et que mon salaire n’a pas évolué, alors que le coût de la vie, si… et que ça ne pose aucun problème à Boss (un peu plusss à moi…)  

 

- je ne suis (largement) pas aux 35 h (personne n’y est chez nous d’ailleurs), que je ne sais pas ce que sont les RTT, et que je n’ai aucun avantage…(je n’ai jamais vu une secrétaire de direction faire des horaires de magasins…) 

 

- après toutes ces années passées ici, avec un fixe (hors primes) qui n’a pas évolué, je me dis qu’il est peut être temps que j’aille voir si je peux prétendre à pluss ou pas… 

 

- je ne bosse pas pour la gloire, ni pour me la péter par rapport à d’autres employés, ni pour être reconnue par mes collègues …c’est une réponse que je veux avoir pour moi…  

 

- je travaille seule, je n’ai personne et je prends donc seules mes responsabilités et décisions de travail, personne qui me surveille ni me dirige…je m’organise, je gère, je fais ou non SEULE.  

 

- Il y a longtemps que je n’attends plus aucune « récompense » particulière de la part de Boss, ni aucune « bonne image », je ne suis plus une petite fille (au moins dans ce cadre là…), et je n’ai pas besoin de ça pour faire mon boulot correctement (ça se sautait !)

 - Je ne fais péter aucun galons, auprès de personne, et peu savent vraiment quelles sont mes fonctions au sein de cette entreprise… mais je commence à douter…  

 

Mais là, je me pose question… et je souhaite des réponses... 

 

Je me dis que je ne sais pas me vendre 

Je ne sais plus ce que je vaux et si je peux prétendre à pluss 

Je ne veux pas menacer de partir pour être augmentée 

Je suis incapable de négocier mon salaire…

Et pourtant, je sais que je fais le boulot de 3 personnes au moins 

Je sais que Boss abuse et en profite 

Je sais que personne n’est indispensable, même pas moi 

Je sais qu’il ne se pose même pas la question si je suis satisfaite ou pas  

 

Et ça ne me convient pas…  

 

Aujourd’hui ou dès que je peux, je vais refaire mon CV et le balancer sur le net… 

Je verrais bien ce que ça va donner…  

 

J’ai besoin de savoir si j’intéresse quelqu’un…et à quel prix !!! 

 
 
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