Un réveil dimanche matin, avec un magnifique soleil pour faire la route, et qui est resté présent jusqu’à Cassis (non, c’était pas St Tropez, amis ça y ressemblait beaucoup…)
Arrivée pour manger (à 14h, le temps de se trouver, de passer à l’hôtel poser les bagages)…et balade sur le port, direction le resto dans lequel une table était réservée… en plein soleil, un pur bonheur…
Un pur bonheur aussi de manger des choses simples, mais bonnes et qui ont un parfum d’été et des saveurs qui me sont chères… qui ne pouvait que me toucher…
Un accueil chaleureux et avec l’accent qui nous met de suite à l’aise… on abuse et on apprécie le lieu…
Une entrée « marine » (salade de poulpes, sardines fraîches et terrine de poissons + roquette), un magret aux girolles, et un nougat glacé plus tard…. Il fallait aller marcher pour digérer, ce qu’on a fait…tranquillement, tout en discutant et admirant des paysages magnifiques…
On avait juste oublié que dimanche était la fête des grands-mères (plus personnes n’en a, les pauvrettes sont déjà décédées en ce qui nous concernait…), et il y a avait donc un peu (trop) de monde qui faisait comme nous… prenait le soleil, larvait au bord de l’eau ou promenait « mamie »… mais étant en we, et complètement dépaysée, rien n’a pu entamer ma bonne humeur…
Rien à voir, mais j’ai demandé comment prononcer « Cassis », et on m’a dit que « Cassis, c’est comme Paris »… on ne dit pas le « s »… moi j’ai jamais su, chacun dit comme il veut, mais je vais retenir cette petite phrase !!!
Tout était très beau, et ça m’a fait un bien fou de me balader au soleil, tout simplement…
Petite course à la maison de la presse du coin, proche d’un resto qui m’a attiré l’œil…(et du coup on a réservé pour le soir… après avoir lorgné sur le menu …)
Un sourire échangé avec une belle jeune femme qui installait je ne sais quoi dans la vitrine de ce resto, et je suis allée m’acheter des bouquins (oui, ça existe encore des hôtels « sans » télé…)
Retour à l’hôtel à pieds pour se reposer un peu et accessoirement prendre une douche réparatrice…
20h45, départ pour le resto du port, et là, je tombe sur un endroit magnifique, classe et sobre, avec patio, dans lequel ça fleure bon l’Italie et ses délices… égayé uniquement par des peintures accrochées sur les murs…
Le style est superbe, coloré et unique, il représente des paysages et des interprétations des alentours sublimes…et je plonge directe dedans…et j’accroche de suite…
Je me dis qu’on a bien fait de venir ici, et j’apprécie le lieu, et surtout les peintures accrochées et éclairées, au murs…
Je regarde les prix, et effectivement, c’est assez cher, mais tellement beau… ce sont des huiles, certaines encadrées d’autres pas… de toutes les tailles… du tout petit format (format carte postale, avec des cadres soignés, environ 200€), aux toiles de plusieurs mètres… horizontales, verticales, et parfois des restes de triptyque éclatés…(les 90 x 90 sont dans les 600 euros, et les immenses toiles ont des prix qui s’envolent…)
Mais toutes ont en commun un style, une patte, un mélange de formes harmonieuses, rondes et sensuelles… des couleurs vives qui éblouissent l’œil et donnent envie de toucher…et de s’y perdre…
Je vais manger toute la soirée avec une fresque horizontale face à moi, dans les tons verts et bleus, que je ne me lasserais pas de regarder…
La patronne vient prendre notre commande, et nous fait un menu sur « mesure » pour chacun de nous …l’avantage de manger « frais » et italien...
Ce sera un mélange de beignets de courgettes, de cassolette d’aubergines, d’artichauts farcis, de gnocchis au gorgonzola, d’autres à la tomate et pistou, et d’autres encore à la sauge…
On finira par un parfait au café maison, un tiramisu et une panacotta au coulis de fruits rouges…dans lesquels chacun piochera à son gré …
Je ne peux résister à lui demander qui peint ces toiles, et elle me dit que c’est sa fille (à qui j’ai souris l’après midi même.. rageant de l’avoir loupée ce soir…)
Je suis sous le charme de ces tableaux, et je lui demande si je peux prendre des photos, et elle me dit que « non »…mais qu’elles sont à vendre, que sa fille expose dans le resto toute l’année, et d’ailleurs…je peux appeler demain matin, sa fille sera là…si je suis intéressée…
Le serveur (cousin de l’artiste, qui a d’ailleurs réservé une toile exposée), me fait passer un book des œuvres (trop rares et anciennes, hélas…mais je vois qu’elle expose beaucoup dans la région et que plusieurs articles ont été faits sur elle…)
J’essaie de savoir comment joindre cette jeune femme, pour consulter ses œuvres que je trouve sublimes, et avoir la possibilité de la suivre dans ses expos, mais apparemment, tout a été désactivé (internet pour protéger ses œuvres, et il faut venir sur place, au gré de ses œuvre, qui sont l’air de bien se vendre…)
Sa maman nous dit qu’un italien a acheté un tableau en envoyant une photo de son portable à sa femme, sur un coup de cœur… ça ne m’étonne pas…
Pas grave, je continue de manger, et je me dis que j’irai voir tous les tableaux de plus près…et que je passerai le lendemain, il faut que je la vois…
On se régale, on discute, on goûte des plats succulents, et on sympathise avec la patronne, jusqu’au moment ou je vois cette jeune femme blonde, derrière le bar… « mon » artiste au doux sourire de l’après midi…
Je décide d’aller la voir, et de lui dire à quel point ses œuvres sont belles, ce que je fais immédiatement…
- bonjour, on ne se connaît pas, mais je sais que c’est vous qui faites ces tableaux… ils sont magnifiques…
« oui, merci… mais je vous reconnais, je vous ai vu cette après midi… Les tableaux sont à vendre, si vous voulez…»
Je discute avec elle, et elle me dit qu’elle expose, mais qu’on ne peut la trouver que là, toute l’année, qu’elle vend et produit beaucoup de tableaux, dont elle en profite pour faire une expo ici en même temps, mais qu’elle ne met plus « en ligne » parce qu’elle ne veut pas qu’on « pirate » ses œuvres…
Je retourne à la table, et je me dis que je vais aller voir ses œuvres de plus près… je regarde un tableau en particulier qui me fascine…
Le prix est affiché, et c’est une folie…
Un ami me dit qu’il a à peu près la somme en espèces, et qu’on peut essayer de voir avec elle…
Je réfléchis…
Je trouve émouvant d’acheter une œuvre à un artiste, et surtout de la voir en « vraie »… de pouvoir mettre un visage sur ce tableau… je ne sais pas pourquoi je suis si émue… les œuvres d’art me fascinent…
Peu importe le prix d’une de ses œuvres, on ne peut pas quantifier «l’art », puisqu’ à la base, ça ne coûte presque rien, ou du moins rien de palpable (on y met de soi, et c’est tellement plus important qu’un taux horaire ou que du « matériel », et je trouve qu’il serait malvenu de « négocier » une toile original comme une vulgaire litho tirée à plusieurs milliers d’exemplaires…
J’ai craqué…
Elle me l’emballe, répond à ma question de savoir quand est-ce qu’elle l’a peint (novembre dernier) et elle me propose de lui donner mes coordonnées (mails, perso, téléphone et lieu de travail) pour qu’elle me donne des infos sur ses expos futures…
Je suis ravie… je flotte, je volette à travers la pièce, j’en peux plus…une vrai gosse, toute étonnée de ce que je viens de faire (je vais m’en rendre compte au moment de retirer l’espèce pour rembourser mon ami, en sortant du resto…)
Je suis fière de posséder cette œuvre (on croisera ensuite sur le port, le restaurateur du midi, qui reconnais le « coup de patte », et qui nous félicite d’avoir acheté une œuvre…), et je vais la mettre face au lit, dans ma chambre d’hotel…
Je suis sûre que peu de monde connaissent cette artiste, mais ça y est, je me suis « lancée », j’ai franchi le pas, je me suis achetée une œuvre d’art « originale » de valeur (ou plutôt de coup de cœur) et je suis très très contente...
Elle me demande dans quelle partie de la France va aller son œuvre, je suis émue de la voir emballer ce cadre dans ce papier bulle…
J’ai l’impression d’avoir commencé à toucher du doigt mon rêve…
A la question « si tu gagnais au loto, tu ferais quoi ? », j’ai toujours répondu « j’ouvrirai une galerie et j’exposerai … »
J’ai acheté ce tableau selon mes moyens, selon mon envie, je ne regrette pas… ça ressemble à une folie… mais une folie (si) douce…
Pas vraiment de boulot éreintant, une tranquillité relative et pourtant je suis fatiguée…peut être parce qu’aujourd’hui, je me sens comme une éponge qui aurait absorbé les émotions, les problèmes, les ennuis, les doutes, et tout le reste… de beaucoup de monde autour de moi… j’ai pris, j’ai écouté, conseillé, engueulé, secoué, et consolé et maintenant, j’ai envie de me décharger de toute cela…
Entre autre choses, j’ai …
- Appelé ma tante pour la remercier de son aide auprès de mon papa, et prendre de ses nouvelles…
- écouté ma mère qui m’a raconté ses misères d’ex, au téléphone
- pris RDV pour aller chercher mes lorgnons et les régler
- écouté Laurent Korcia pour m’apaiser
- parlé avec un ami de ses soucis de cœur
- évité de penser à ma paupière qui a gonflée un peu (merci toi la petite bête qui m’a sucé le sang à Cassis... je me la suis joué à
- noté un repas vendredi 16 avec un cousin que je vois rarement et qui vient dans la région la semaine prochaine
- téléphoné à mon amie V., avec qui je vais manger vendredi soir (depuis le temps…)
Maintenant, à presque 19h, je n’ai qu’une envie, me mettre entre parenthèses pour ce soir, et ne plus entendre personne…ne plus sourire en écoutant, ne plus m’investir autant… ils m’ont épuisée…et je n’ai plus la force d’être présente pour tout le monde…suis vidée…
J’aurai aimé qu’on me demande comment je vais, et surtout qu’on ne s’arrête pas à ma première réponse qui serait « ça va… » pour moins culpabiliser ensuite de me raconter sa vie…
Et pourtant, je sais que je n’en dirais pas pluss, même si on me posait la question… que je ne me confierai pas, que ma vie privée le restera, que mes histoires de famille ne seront partagées avec personne, que mes bonheurs et mes malheurs seront uniquement gardés dans mon cœur…
Encore une histoire de « politesse » envers les autres, « de respect », de « garder le cap » de « tenir le coup », d’être « forte » et d’être « de confiance » en étant toujours là… présente et attentive…
La peur aussi sûrement, d’ouvrir une vanne en répondant, de ne pas contrôler l’envie de parler de ce qui me touche… de me laisser submerger par l’émotion, la colère ou d’autres sentiments…
Je m’en veux de cette obligation débile que je m’impose et que je fais pourtant avec plaisir (et puis c’est beaucoup plus facile d’écouter que de parler et de faire confiance…), en ayant la satisfaction de me dire que j’ai fait « ce qu’il faut »… et ça me contrarie au fond, que personne ne fasse la même chose pour moi… comme si je n’en avais pas besoin (puisque moi je vais toujours bien…)
Je ne sais pas pourquoi j’ai ce besoin… de faire tout ce qu’il faut, d’essayer d’être parfaitement à l’écoute de paroles, de besoins, de ceux qui m’entourent… d’anticiper…
Je lutte, et parfois je me dis « protège-toi », tu n’es pas là pour ça, et je culpabilise comme une idiote, en me disant que c’est « pas bien », que ça ne me coûte rien, que franchement, je pourrais faire un effort, que je suis « méchante »… etc…
Peut être que j’agis comme j’aimerai qu’on agisse avec moi…
Peut être que la peur de me tromper ou d’être trompée sur la confiance que je pourrais donner, m’empêcher de parler…
Peut être que je ne veux avoir aucun regret plus tard de n’avoir pas tendu la main, le cœur ou les oreilles au bon moment…parce que je ne le supporterai pas
Peut être que je suis tout simplement égoïste, puisque je le fais pour ne pas souffrir, au final…
Peut être que je me protège un peu trop, et que j’ai peur de le regretter…, alors je « verrouille » tout ce qui pourrait m’atteindre…
Ça doit être ça…
Journée de la femme…
Rien à dire (déjà que tout le monde s'en tape...), à part que ça me déprime rien que de penser qu’il faut fixer un jour par an pour se rappeler les inégalités qu’il existe encore entre H et F... (ou sont les 15% de moyenne de salaire que je ne touche pas, uniquement parce que je suis une femme ?)...
et prendre le temps de se pencher sur tout ce qu’elles endurent depuis des siècles (mais ça commence à bien faire...)
Donc on passe…c’est pas une gloire d’avoir une journée à soi pour exister…ça sous entend que le reste du temps…
Et ça, ça me rend dingue...
Pour la peine, rions un peu mes sœurs…
UN BON MARI: vous aime a en crever
UN BON AMANT : vous aime à vous crever
UN BON A RIEN: est tout le temps crevé
UN BON MARI: est capable de vous mitonner un petit diner
UN BON AMANT : passe chez le traiteur avant de vous retrouver
UN BON A RIEN: vous demande «Chérie qu’est ce qu’ on mange ce soir?"
UN BON MARI: vous masse avant de dormir
UN BON AMANT : vous embrasse les orteils
UN BON A RIEN : dort déjà quand vous vous couchez
UN BON MARI: passe noël avec vous en famille
UN BON AMANT :passe noël avec sa famille a lui
UN BON A RIEN: s'appelle " Urgo "
UN BON MARI: vous embrasse tendrement avant de partir travailler
UN BON AMANT :vous embrasse fougueusement avant de rentrer chez lui
UN BON A RIEN: vous embrasse maladroitement avant de se rendormir
UN BON MARI: se réveille de bonne humeur
UN BON AMANT :vous réveille de bonne humeur
UN BON A RIEN: vous réveille de trop bonne heure
UN BON MARI : vous aide a faire le lit
UN BON AMANT : vous aide a défaire le lit
UN BON A RIEN : prend toute la place dans le lit
UN BON MARI : roule dans un break familial
UN BON AMANT : conduit un cabriolet 2 places
UN BON A RIEN :n'a jamais passé son permis
UN BON MARI : passe l'aspirateur
UN BON AMANT : passe chez vous en coup de vent
UN BON A RIEN :vous passe par dessus la tète.....
UN BON MARI : assiste à votre accouchement
UN BON AMANT : flashe sur la sage femme!!!
UN BON A RIEN: tourne de l œil a la première contraction
UN BON MARI : vous prépare le petit dej dans
UN BON AMANT : vous l apporte au lit
UN BON A RIEN: n’a pas faim le matin.....vous non plus, du coup.....
UN BON MARI: porte un caleçon imprimé
UN BON AMANT : porte un boxer ultra moulant
UN BON A RIEN : porte un slip kangourou détendu
UN BON MARI : vous connait de A à Z
UN BON AMANT : ne connait que votre point G
UN BON A RIEN : ne veut pas de bébé
UN BON MARI : emmène les enfants a l école
UN BON AMANT: ne savait pas que vous étiez maman
UN BON A RIEN : n’est bon qu'a monter un circuit électrique
En résumé :
Un bon mari est aussi un bon amant.
Un bon amant n'est pas forcement un bon mari.
Un bon a rien est toujours un boulet...
Tant pis... : on est jeudi, et j'ai attendu toute la journée, sans vouloir me l'avouer (et en essayant de m'occuper l'esprit), que mon père passe me voir... rien, ni personne n'est venu... restons "positive"...
J'ai vécu presque 30 ans sans lui, et maintenant que je l'ai "retrouvé", j'ai l'impression que son absence m'est insupportable, que j'ai un besoin viscéral de sa présence auprès de moi...
C'est terrible ce manque de quelque chose qu'avant je ne connaissais pas (et qui donc, ne me faisait pas souffrir... seules les idées que je me faisais, me torturaient...)
Je ne peux rien "rattrapper"... je voudrais juste "profiter" de lui, et de nous, maintenant...