Hier soir j’attendais une copine dans ma voiture, pour rejoindre ensuite un ramassis de pique assiettes...
Pendant les quelques minutes ou j’ai patienté, j’ai vu une jeune fille traverser devant moi, un visage plein de larmes…
Je me demande comment un homme peut rester insensible devant une fille, une femme en pleurs…
Je me suis étonnée que personne ne lui parle, ne lui demande si ça va…
J’ai hésité à sortir de ma voiture, à aller vers elle, mais ma copine est arrivée et j’ai du partir…
Bien sur qu’il y a avait une chance sur deux pour qu’elle m’envoie bouler et me demande de m’occuper de mes affaires, mais ça valait le coup d’essayer…
Parce qu’il y a différentes larmes, différentes peines…
- Les larmes qu’on refoule parce qu’on ne veut pas déranger, gêner ou mettre mal à l’aise et qu’on dissimule derrière une blague…
- Celles qui montent toutes seules, sans qu’on le veuille, et qui coulent en silence, sans bruit, parce qu’il faut qu’elles sortent et il est
impossible de les faire cesser…
- Celles encore qui font grand bruit et grandes eaux, qui font du bien en solo, sans public, et qui épuisent…
- Et puis celles d’hier soir qui s’affichent, sans retenue et qui se foutent que tout le monde les voit, parce que « ça » fait trop mal, et que pour gérer la situation, il faut évacuer
la douleur, et qu’avec le fait de marcher vite, c’est la seule solution…